Les grandes lignes de l'élevage des escargots.

Il existe différentes méthodes d’élevage, la plus commune en France consiste à assurer la reproduction et le début de croissance des nouveau-nés en bâtiment ou serre "climatisé(e) ", puis la fin de la croissance dans des parcs extérieurs. On l'appelle "élevage mixte", par opposition avec l'élevage hors-sol, totalement en bâtiment, et l'élevage totalement à l'extérieur , "à l'italienne". Bien sûr, chaque éleveur a ses propres habitudes, ses variantes, qui sont le fruit de son expérience personnelle, ce sont là ses petits secrets.

- de Mars à Octobre dans les régions à hiver froid et été pas trop sec.

- de Septembre à Mai dans les régions à hiver doux et humide et été très chaud et sec, comme dans certaines régions méditerranéennes.  

"L'école est l'agence de publicité qui nous fait croire que nous avons besoin de la société telle qu'elle est."

Ivan Illich

Aliment :

il est préférable de nourrir les escargots avec une farine sèche, plutôt qu’avec des végétaux, c’est plus efficace et plus hygiénique, car cela ne pourrit pas et les excréments sont secs et moins nombreux. Voici à titre d'exemple une composition personnelle bien éprouvée (mais depuis 2004 j'utilise l'aliment Hélinove, voir plus loin)

pour 1 kg : carbonate de calcium 280g, phosphate dicalcique 50g, tourteau de soja 140g, pois protéagineux 130g, farine de blé (ménagère) 110g, blé (en grains) 110g, maïs 110g, graines de tournesol (nature) 40g, et 30g de complément minéral vitaminé dit 3% (additif que l'on retrouve dans tous les aliments pour animaux, j'utilise celui destiné aux 'poules pondeuses'), le tout finement moulu. Il faut moins de 2 kg de cet aliment, pertes comprises, pour produire 1 kg d’escargots. Combien faudrait-il de salades pour le même résultat? Sachant qu'une salade est riche en eau mais pauvre en éléments nutritifs ...

 remarque : pas de farines animales dans cette composition ! Le simple mot de "farine" fait parfois peur, tant il est vrai que la maladie de la vache folle est encore présente dans nos esprits, mais n'oublions pas que ce qui est en cause dans cette maladie c'est d'avoir donné aux vaches des farines animales, c'est-à-dire, pour simplifier, de la viande en poudre ! Ici, le carbonate de calcium et le phosphate dicalcique sont des éléments minéraux; le tourteau de soja est ce qui reste de la graine après pressage et extraction de l'huile; blé, maïs, pois, tournesol sont des graines pulvérisées. Quant au complément minéral vitaminé il est surtout constitué de carbonate et phosphate de calcium, encore, auxquels sont ajoutées de toutes petites quantités d'oligo-éléments (fer, zinc...) et de vitamines (A, B, D ...), indispensables.

Certains ingrédients ne sont pas très faciles à trouver, il faut aller dans une animalerie ou, mieux, un magasin destiné à l'agriculture. Il faut également disposer d'un moulin pour broyer les graines. Voici donc une autre formule, un peu moins performante mais plus facile à réaliser, destinée à ceux qui n'élèvent que quelques escargots, comme c'est le cas par exemple dans les écoles. J'ai choisi des ingrédients que l'on trouve en grandes surfaces, en variant au mieux les sources de protéines :

blanc d'Espagne (ou blanc de Meudon) poudre fine 300g, farine de blé ménagère 250g, lentilles vertes 130g ( à moudre finement avec un moulin à café ), pois cassés 120g (idem), haricots grains secs (idem) 110g, tournesol (idem) 40g, lait écrémé en poudre 50g. 

Le blanc d'Espagne (ou de Meudon) est du calcaire en poudre très fin. Le tournesol est riche en matières grasses, il est préférable de le moudre en le mélangeant avec les haricots par exemple. Plus les escargots sont petits, plus la farine doit être fine.

L'aliment est distribué sur des mangeoires, un simple morceau de plastique peut convenir, ou une planche non traitée, à l'abri de l'eau de pluie ou d'arrosage, en quantité juste suffisante pour une consommation totale en quelques jours. Les escargots, même nouveaux nés, se débrouillent très bien avec la poudre fine, ils laissent de côté les éléments plus gros formés par l'enveloppe des graines qu'il est impossible de réduire.  

Reproduction :

Début mars, les reproducteurs sont placés dans des boîtes à couvercle grillagé, sans terre, à raison de 3 kg par m² au maximum (soit 300 petit-gris ou 150 gros-gris). On ajoute des mangeoires, des abreuvoirs, et des petits pots de pépiniériste remplis de terreau pour les pontes. Dans l’idéal, les boîtes sont placées dans un local maintenu à 20°C le jour, avec un taux d’humidité de 95% la nuit, et éclairé pendant 16 h (l'éclairage doit être assez intense). Mais cela marche très bien aussi en serre avec des conditions moins standardisées. Les escargots sont à la fois mâles et femelles mais ne s’autofécondent pas. Ils s’accouplent puis pondent une dizaine de jours plus tard.

Dès qu’un escargot a pondu, le pot est placé en incubation à 20°C, recouvert d’un plastique transparent. Le terreau est maintenu juste assez humide. Au bout de 3 semaines une centaine de nouveau-nés apparaissent sous le couvercle.

Normalement, on peut compter sur un rendement d'au moins 70 petits par reproducteur en 2 mois.

Nurserie :

les petits escargots sont placés dans des boîtes pas trop hautes, (10 à 15cm maxi) contenant une couche de terreau bien humide, avec abris, mangeoires, dans les mêmes conditions que les reproducteurs. Longueur et largeur sont à déterminer en fonction de la place disponible. Ne pas dépasser 3000 petits Gros-Gris au m² (ou 5000 petits Petit-Gris). Après 5 à 6 semaines au maximum, sauf en cas de gelées, il faut placer les juvéniles dehors, en parcs. Pour une durée plus courte de la nurserie, 2 ou 3 semaines, on peut doubler la densité.

Parcs extérieurs :

pour une très bonne croissance, et une faible mortalité, il est préférable de ne pas dépasser 350 Petit-Gris ou 200 Gros-Gris par m² dans un élevage amateur. Le rendement sera de l’ordre de 3,5 à 4 kg par m². Il faut protéger les escargots des musaraignes et des rongeurs, par exemple en enterrant un grillage métallique à maille assez fine sur toute la surface, ou encore avec des plaques de béton enterrées suffisamment profond sur tout le pourtour. L’emploi de couvercles en moustiquaire ou, mieux, en filet d'ombrage -plus résistant- permet d'empêcher les fuites et assure la protection contre les oiseaux, mais n'est possible que pour des petits parcs étroits. Pour de grands parcs, il existe des clôtures électriques ou des répulsifs et on place des filets anti-oiseaux. Alors, petit parc ou grand parc ? A une époque, cette question partageait les héliciculteurs. Aujourd'hui le grand parc est la règle chez les professionnels. Personnellement je recommande toujours aux amateurs le petit parc, certes moins pratique avec son couvercle, mais offrant un meilleur rapport surface de collage / surface de sol, permettant un suivi plus simple et direct, assurant une meilleure protection, une croissance plus rapide, avec moins de fuites et moins de mortalité. Pour des raisons expérimentales, j'isole les familles (une ponte = une famille) et mes petits parcs sont actuellement vraiment très petits : 0,2 m². Celui de la photo ci-dessous a été partagé en 16 ! Malgré cette très petite taille je récolte environ 5 kg / m², pratiquement sans pertes et sans non-bordés.

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Poulet et Oeufs

Un petit elevage de poulet de chair et d'oeufs 100% bio.

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